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H.  11 Ramadan 1447 No: 1447 / 26
M.  Saturday, 28 February 2026

L'Égypte sous le joug de la dette Quand la Oumma est épuisée et que la souveraineté est confisquée

(Traduit)

Lorsque l'Institut de finance internationale (IIF) annonce que la dette de l'Égypte a atteint 316,5 milliards de dollars à la fin du dernier trimestre de l'année, après avoir été de 302,5 milliards au trimestre précédent, soit une augmentation d'environ 5 % en seulement trois mois, nous ne sommes pas face à un chiffre éphémère dans un bulletin économique, mais à un indicateur dangereux d'une trajectoire économique qui devient de plus en plus étouffante. Cette augmentation rapide de la dette, associée à la hausse de son ratio par rapport au produit intérieur brut, révèle l'ampleur de la dépendance à l'égard de l'emprunt comme pilier permanent du financement de l'État.

La dette en Égypte n'est plus un chiffre financier discuté dans des rapports économiques froids ; elle est plutôt devenue une épée suspendue au-dessus de la tête du peuple et un outil direct pour piller les richesses du pays et subjuguer ses décisions politiques. Lorsque l'IIF estime que la dette intérieure et extérieure de l'Égypte a bondi à 316,5 milliards de dollars en un seul trimestre, soit une augmentation d'environ 5 %, nous sommes alors face à une preuve évidente que l'économie suit une voie de déclin, et non de réforme, et une voie de dépendance, et non de renouveau.

Ces chiffres ne traduisent pas les « difficultés temporaires » mises en avant par le régime ; ils révèlent plutôt la réalité d'un modèle économique corrompu dans ses fondements, basé sur des emprunts usuraires et liant le pays à la roue du système capitaliste mondial, où l'État passe du rôle de gardien des affaires du peuple à celui de percepteur d'impôts et d'intermédiaire de la dette pour le compte des créanciers internationaux. La dette n'a pas été utilisée pour construire une économie productive, ni pour établir une industrie réelle, mais pour financer un déficit permanent, des projets ostentatoires et pour combler les lacunes d'un système incapable de gérer la richesse.

Le budget général est devenu prisonnier du service de la dette. Des milliards sont drainés chaque année sous forme de prêts usuraires (riba), payés par les pauvres avant les riches, par le biais d'une augmentation des prix, d'un élargissement des outils et des types de perception fiscale, et d'une réduction des dépenses consacrées aux besoins essentiels. Ainsi, le peuple est contraint de supporter le coût de choix auxquels il n'a pas participé, alors que ces politiques sont présentées comme des « réformes nécessaires » sans alternative, alors qu'en réalité, il s'agit de conditions de soumission imposées par le créancier.

La dette extérieure, dans le cadre de ce système international injuste, n'est pas une monnaie neutre ; elle est plutôt un carcan politique avant d'être une obligation financière. Chaque nouveau prêt signifie davantage de conditions, davantage d'intervention dans les politiques et davantage de renonciation à la souveraineté. Ce qu'on appelle « réforme économique » n'est rien d'autre qu'un réaménagement de l'économie au service des intérêts des institutions financières coloniales, et non des intérêts de la Oumma. Quant à la dette intérieure, elle a transformé l'appareil bancaire en un outil de financement du gouvernement ; ainsi, le secteur privé s'est étouffé, l'industrie s'est retirée et tout horizon réel de relance a disparu.

Le fait que la dette atteigne près des trois quarts du produit intérieur brut n'est pas un chiffre rassurant ; c'est plutôt un signal d'alarme. Cela signifie que tout choc externe (hausse des taux d'intérêt mondiaux, pénurie de devises fortes, perturbation des prix des denrées alimentaires et de l'énergie) suffit à déclencher de nouvelles vagues d'inflation, à réduire la valeur de la monnaie et à aggraver la pauvreté. À ce stade, la seule solution consiste à emprunter davantage, et l'économie entre dans un cercle vicieux usuraire qui accumule les crises au lieu de les résoudre.

Le problème fondamental ne réside pas dans une mauvaise gestion partielle, mais dans l'adoption d'un système économique basé sur l'usure qui fait de l'argent une marchandise qui produit de l'argent, et non un outil facilitant l'échange d'avantages. Ce système, de par sa nature, absorbe la richesse des peuples, la concentre entre les mains de quelques-uns et transforme les États faibles en marchés subordonnés et en sources permanentes de remboursement. Tant que l'Égypte sera liée par ce cadre, tout discours sur « l'amélioration ou la reprise » ne sera qu'une illusion médiatique rapidement démasquée par les chiffres.

La poursuite de cette voie laisse présager des crises plus graves, des restrictions plus sévères pour la population, la vente d'un plus grand nombre d'actifs publics, la privatisation de ce qui reste des infrastructures et peut-être une restructuration forcée de la dette imposée dans des conditions qui aggravent les crises. Tout cela est présenté à la population comme une fatalité inévitable, alors qu'il s'agit en réalité d'une conséquence directe de la subordination à un système économique corrompu.

Ô peuple d'Égypte al-Kinana : sachez que ce que vous vivez actuellement, à savoir des prix élevés et des difficultés, n'est pas un événement passager, mais le fruit d'un système fondé sur la dette, l'usure et la liberté de propriété. Ne vous laissez pas tromper par des chiffres partiels ni par des promesses d'amélioration différée. Pour retrouver votre dignité, vous devez d'abord comprendre que le problème réside dans les fondements mêmes du système, et non dans les détails, et que la solution ne consiste pas à rafistoler un système corrompu, mais à le changer de fond en comble et à mettre en place une économie qui se soucie de vos intérêts et ne vous exploite pas.

Ô soldats d'al-Kinana : vous êtes la force et le bouclier de la Oumma. Vous êtes issus de la chair et du sang de ce peuple ; vous êtes brûlés par ce qui le brûle et vous ressentez la douleur de ce qui le fait souffrir. La force des armées ne se mesure pas au nombre d'armes ni à l'accumulation d'équipements, mais à la force de leur Aqîda (croyance), à leur degré d'alignement avec leur Oumma, à leur capacité à porter ses préoccupations et à leur conscience du projet que l'on tente de leur imposer. Une armée qui protège une économie hypothéquée par les dettes et sécurise une voie qui mène à la dépendance ne protège pas le pays ; elle protège plutôt sa crise et l'empêche d'en sortir.

Protéger le pays ne se limite pas à défendre ses frontières, mais consiste également à préserver sa souveraineté et à empêcher qu'il ne devienne l'otage de créanciers dont les décisions sont prises à l'extérieur et dont les ressources sont exploitées pour rembourser des dettes usuraires sans fin. Une économie qui accorde la richesse du pays à l'Occident et qui est gérée par l'usure affaiblit l'État de l'intérieur, entrave ses décisions et transforme la puissance militaire en un outil sans âme, appelé à préserver une stabilité apparente tandis que la Oumma est vidée de sa substance.

Soyez avec votre Oumma, pas au-dessus d'elle ; avec ses souffrances, pas isolé d'elles. Portez son projet civilisationnel qui met le pouvoir au service de la vérité, les armes au service de la protection de la dignité et les décisions au service de la volonté de la Oumma, et non des conditions imposées par les financiers. La Oumma n'attend pas de vous une simple discipline, mais une prise de conscience ; elle ne vous demande pas de vous détourner de votre devoir, mais de l'élever, afin qu'il devienne un devoir de soutien à la vérité, de préservation de la souveraineté et de protection de l'avenir des générations futures.

Rappelez-vous que les armées qui ont été immortalisées dans l'histoire de la Oumma ne l'ont pas été parce qu'elles étaient les mieux armées, mais parce qu'elles étaient les plus sincères dans leur alignement, les plus claires dans leur vision et les plus attachées à un projet civilisationnel qui fait passer les peuples de l'injustice et de la tyrannie à la justice, de la dépendance à la libération, et de l'obscurité des systèmes à la lumière de l'Islam et de sa bienveillance. Soyez donc dignes de cette responsabilité, et ne soyez pas les gardiens d'un chemin qui pèse sur la Oumma, mais ses partisans dans le rétablissement de son honneur, de sa décision et de sa dignité, sous l'Islam et son État, le Khilafah Rashidah (Califat bien guidé) selon la méthode de la prophétie.

﴿إِنَّ اللَّهَ يَأْمُرُكُمْ أَن تُؤَدُّوا الْأَمَانَاتِ إِلَىٰ أَهْلِهَا وَإِذَا حَكَمْتُم بَيْنَ النَّاسِ أَن تَحْكُمُوا بِالْعَدْلِ

Certes, Allah vous commande de rendre les dépôts à leurs ayants-droit, et quand vous jugez entre des gens, de juger avec équité” [Sourate An-Nisa 4:58]

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