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H.  13 Jumada I 1448 No: 1448 AH / 062
M.  Saturday, 24 October 2026

L'effondrement de l'école de Peshawar met une nouvelle fois en évidence le caractère délabré et incompétent du régime et du système pakistanais

Le 17 octobre, un toit s'est effondré au Centre éducatif Al-Khair à Peshawar, au Pakistan. Un porte-parole de Rescue 1122 a déclaré : « Lorsque les équipes d'intervention d'urgence de Rescue 1122 sont arrivées sur les lieux, elles ont constaté qu'un toit s'était effondré sur un autre, écrasant la salle de classe située en dessous et piégeant les enfants à l'intérieur. » Selon le journal Dawn, le bilan officiel fait état de 61 personnes transportées à l'hôpital. Au moins 30 enfants et un enseignant ont perdu la vie dans cet accident !

Cette tragédie a attiré l’attention internationale, soulevant des questions sur les normes de sécurité au Pakistan et la qualité des matériaux de construction. Les reportages soulignent que les effondrements de bâtiments et de toitures sont fréquents au Pakistan. En juillet dernier, près d’Umerkot, trois fillettes ont trouvé la mort lorsqu’une partie du mur extérieur d’une école primaire publique s’est effondrée et que les décombres les ont ensevelies. En juin de cette année, 14 enfants ont perdu la vie après l'effondrement du toit d'un centre de cours particuliers dans le quartier de Kahna, à Lahore. Ce ne sont là que deux exemples parmi les incidents survenus cette année seulement.

Les dirigeants pakistanais ne comprennent-ils pas qu’Allah leur demandera des comptes pour chaque décès et chaque blessure résultant de leur négligence dans la protection de leur peuple ? Le versement d’une indemnisation financière aux familles des enfants décédés n’efface en rien cette responsabilité – d’autant plus que ces incidents auraient pu être évités s’ils avaient respecté des normes de sécurité strictes ! Tout ce dont nous disposons, ce sont des déclarations de « regrets et de condoléances » de la part du président et du Premier ministre pakistanais, tandis que le gouverneur nouvellement nommé de la province de KPK a demandé l’ouverture d’une enquête sur l’école afin de déterminer qui a délivré le certificat de non-objection. Les autorités pakistanaises ont également ordonné des inspections dans les écoles régionales à travers tout le pays. Mais pourquoi a-t-il fallu la mort de plus de 30 personnes pour qu’une telle mesure soit prise ? Alors que le gouvernement sait que la corruption est généralisée, pourquoi des certificats de non-objection (NOC) sont-ils délivrés sans contrôle plus rigoureux ? Et après les récentes pluies de mousson, pourquoi ont-elles attendu qu’un toit s’effondre et tue 30 enfants avant d’ordonner l’ouverture d’enquêtes ?! Tout cela démontre l’indifférence, l’apathie et l’insensibilité du régime et du système laïques à l’égard du bien-être de leurs citoyens.

Sous le système islamique, le Khilafah (Califat), fondé sur la méthode prophétique, le Khalifah (calife) et son administration sont pleinement conscients de la responsabilité qui découle de l'autorité qu'ils exercent sur le peuple, car le Prophète (saw) a dit : «الْإِمَامُ رَاعٍ وَهُوَ مَسْئُولٌ عَنْ رَعِيَّتِهِ»“L'imam (dirigeant) du peuple est un protecteur et assume la responsabilité de ses sujets.” On retrouve cette dimension de la responsabilité dans la vie de Omar ibn al-Khattab (ra), qui, en tant que dirigeant, a déclaré : « Si un mouton venait à mourir, égaré sur les rives de l’Euphrate, je craindrais qu’Allah (swt) ne me tienne pour responsable de cela au Jour de la Résurrection. » Cette prise de conscience de la grave responsabilité envers leur peuple transparaît également dans les actions d’autres dirigeants ayant exercé leur pouvoir sous le régime islamique au cours de l’histoire. Sous le Califat Ottoman, des fonctionnaires étaient chargés de veiller à ce que les bâtiments soient régulièrement contrôlés afin de s’assurer qu’ils respectaient les normes de sécurité. Ils inspectaient les constructions, faisaient respecter les règles d’urbanisme et ordonnaient parfois des réparations ou des démolitions. Les citoyens pouvaient également adresser des requêtes au qadi et aux fonctionnaires désignés en cas de préoccupations ou de litiges liés à la construction.

Les déclarations creuses des dirigeants qui prétendent prendre des mesures pour demander des comptes aux responsables de cette tragédie ne suffisent pas ! La Oumma musulmane mérite des dirigeants qui se soucient de notre bien-être et de notre sécurité ! C’est ce qu’exige l’Islam et nous ne devrions pas accepter moins que cela ! Seul le système du Califat peut nous offrir de tels dirigeants pieux (taqwa), conscients de leur responsabilité devant Allah et de leurs lourds devoirs islamiques envers leurs citoyens, ainsi que des institutions et des organes qui les tiendront efficacement responsables afin de garantir la sécurité du peuple. Ce ne sont pas seulement les bâtiments de nombreuses écoles au Pakistan qui tombent en ruine et sont délabrés, mais aussi le régime et le système qui les gouvernent. Tant que ceux-ci n’auront pas été abolis et remplacés par le système d’Allah, ces tragédies continueront de frapper le peuple.

Section des femmes
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