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Un regard sur l’actualité - 19/06/2026

بسم الله الرحمن الرحيم

Un regard sur l’actualité - 19/06/2026

Trump : C’est moi, Erdoğan et d’autres qui avons porté Ahmed al-Shara au pouvoir en Syrie

Le président américain Trump a déclaré, le 16/06/2026, lors d’une conférence de presse tenue avec l’émir du Qatar en marge du sommet du G7 en France : 

« Comme vous le savez, c’est en grande partie moi qui étais responsable du dossier syrien. La personne qui dirige actuellement la Syrie est quelqu’un que moi, Erdoğan et d’autres avons porté au pouvoir. Il a accompli un travail extraordinaire sur toutes les questions qui nous concernent. Il est très efficace dans la lutte contre le Hezbollah et ne les aime pas. Israël combat le Hezbollah depuis longtemps et de nombreuses personnes ont perdu la vie. J’ai proposé à Israël de laisser à la Syrie la mission de combattre le Hezbollah. Car, franchement, je pense qu’ils le feront mieux. Si Israël n’est pas capable d’accomplir cette tâche (contre le Hezbollah) sans tuer tout le monde, alors lui (Ahmed al-Shara) accomplira cette mission ; la Syrie s’en chargera. Netanyahu doit faire preuve de davantage de responsabilité concernant le Liban. Je ne suis pas satisfait de la manière dont Israël gère ses relations avec le Liban et le Hezbollah. Il aurait dû régler cette affaire beaucoup plus rapidement. » (Al Jazeera, 16/06/2026)

La Turquie dirigée par Erdoğan est parvenue à porter un coup sévère à la révolution syrienne afin d’empêcher le retour au pouvoir de l’Islam et des musulmans sincères. En effet, les musulmans de Syrie réclamaient le retour de l’autorité de l’Islam et l’établissement du Califat. Erdoğan, quant à lui, a réussi à acheter des hommes, à en faire des agents et à les vendre à l’Amérique afin d’obtenir sa satisfaction et son soutien.

Ainsi, la Turquie dirigée par Erdoğan est parvenue à faire d’Ahmed al-Shara un agent. Elle l’a d’abord installé à Idlib avant de le porter au pouvoir à Damas. Pendant ce temps, l’Amérique recherchait une alternative à son agent Bachar al-Assad.

Les autres États impliqués dans le dossier syrien — la Russie, l’Arabie saoudite, le Qatar et d’autres encore — se sont également accordés sur Ahmed al-Shara après s’être assurés qu’il était un agent et qu’il avait trahi la révolution ainsi que les objectifs qu’elle poursuivait.

Trump fait désormais confiance à son allégeance envers l’Amérique et souhaite également lui confier le dossier libanais afin que la situation dans ce pays se stabilise au profit des États-Unis.

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Trump : Sans l’Amérique et sans moi, Israël n’existerait pas

Lors d’une conférence de presse tenue avec l’émir du Qatar Tamim, le 16/06/2026, à l’occasion du sommet du G7 organisé à Évian en France, le président américain Trump a de nouveau réprimandé ouvertement Netanyahu, Premier ministre de l’entité sioniste. Il a déclaré : 

« J’ai dit à Israël que ses attaques contre Beyrouth ne me plaisaient pas et que Netanyahu devait désormais agir de manière plus responsable concernant le Liban. Sans l’Amérique, Israël n’existerait pas ; et sans moi non plus, Israël n’existerait pas. » (Al Jazeera, 16/06/2026)

Trump avait déjà réprimandé Netanyahu au début de ce mois. Le site d’information américain Axios rapportait en effet, le 01/06/2026, citant deux sources américaines, que le président Trump avait déclaré au Premier ministre de l’entité sioniste : 

« C’est moi qui t’ai sauvé. Sans moi, tu serais en prison. Tu es fou. Désormais tout le monde te déteste, et c’est pour cela que tout le monde déteste également Israël. »

L’entité sioniste joue, aux yeux de l’Amérique, le rôle d’un enfant gâté. Sous la protection américaine, elle cherche à mener des agressions ici et là, tout en prétendant être un grand État indépendant ayant pour objectif de contrôler l’ensemble de la région sous la bannière du « Grand Israël ».

Or, elle ne peut rien faire sans l’Amérique et, comme l’a lui-même déclaré le président Trump, son existence même ne serait pas possible sans elle. Depuis sa création, l’Amérique l’a soutenue et lui a fourni tout le nécessaire pour lui permettre de se maintenir en tant qu’instrument servant à protéger ses intérêts dans la région.

L’Amérique a également assuré sa sécurité par l’intermédiaire des États de la région et a empêché ces États de mener toute action militaire susceptible de nuire à cette entité criminelle, en particulier alors qu’elle commettait un génocide à Gaza et continue encore aujourd’hui à le perpétrer.

Ces États reconnaissent, directement ou indirectement, cette entité criminelle. Tout État qui défend la solution à deux États accepte de fait que l’entité sioniste ait usurpé près de 80 % des terres de la Palestine et se rend ainsi complice de ce crime. Leurs dirigeants, ainsi que ceux qui soutiennent leurs actes, se tiendront devant Allah et devront rendre des comptes lors d’un jugement rigoureux.

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L’Amérique unifie le pouvoir en Libye pour faciliter les activités des compagnies pétrolières

Mesad Boulos, conseiller du président américain pour les affaires du Moyen-Orient et de l’Afrique, a déclaré au journal Financial Times le 17/06/2026 que l’Amérique cherchait à servir d’intermédiaire en vue d’un accord de partage du pouvoir entre les autorités rivales de l’est et de l’ouest de la Libye. L’objectif est de garantir aux entreprises américaines l’exploitation du pétrole libyen sous couvert d’« investissement ».

Il a déclaré :

« Je travaille à rassembler les institutions dispersées du pays sous une autorité unique et à encourager les compagnies pétrolières américaines à investir. Notre plan est de mettre en place un gouvernement unifié et d’unifier l’ensemble des institutions. »

Il a également indiqué que les sociétés ConocoPhillips et Chevron avaient déjà signé des accords avec la Libye et que la production pétrolière libyenne pourrait atteindre 3 millions de barils d’ici la fin de la décennie en cours.

Comme on le sait, la Libye possède les plus importantes réserves pétrolières prouvées d’Afrique. Les États occidentaux, notamment l’Amérique, la France et la Grande-Bretagne, étaient intervenus sous la bannière de l’OTAN et sous prétexte d’aider le peuple libyen. Pourtant, Mouammar Kadhafi était un dirigeant qui garantissait les intérêts des États occidentaux en matière d’exploitation pétrolière. Les compagnies occidentales, en particulier les compagnies européennes, exploitaient le pétrole libyen et en recueillaient la plus grande part des profits. Quant aux compagnies américaines, elles cherchaient à leur faire concurrence.

Lorsque le peuple libyen s’est soulevé en 2011 contre Kadhafi, qualifié d’agent de l’Occident, les États coloniaux occidentaux sont intervenus afin d’empêcher la Libye de s’affranchir de la tutelle occidentale et ont continué à maintenir le pays comme l’une de leurs colonies. Par la suite, ces États se sont engagés dans une lutte d’influence entre eux en s’appuyant sur les pays de la région qui leur étaient liés, ainsi que sur leurs agents et leurs partisans locaux.

Finalement, l’Amérique est parvenue, avec l’aide de son serviteur Erdoğan, à installer ses propres hommes au pouvoir en Libye et a mis en place en 2021 le gouvernement d’Abdelhamid Dbeibah à Tripoli, dans l’ouest du pays. Auparavant, elle avait déjà porté au pouvoir son homme, Haftar, dans l’est de la Libye à partir de 2014.

Aujourd’hui, elle œuvre à la mise en place d’un gouvernement qui réunira ces deux camps afin de s’approprier la plus grande part du pétrole des musulmans et de continuer à les maintenir dans la pauvreté et le dénuement.

Rédigé pour le Bureau central des médias du Hizb ut-Tahrir

Esad Mansur

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